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lundi, janvier 29, 2007

Pelican - Australasia

















Style : Progressive Melodic Drone Sludge/Post-Hardcore

Formation :
Laurent Lebec - guitars
Trevor de Brauw - guitars
Larry Herweg - drums
Bryan Herweg - bass

Pelican was originally formed as a side project to the "avant-grindcore" band Tusk, the members' main band at the time.

Pelican's first two releases are known to be more "doom metal" oriented but the band has always been known as being more of a post rock/hardcore band very much in the vein of Cult of Luna, Red Sparowes, and even Jesu.

Recorded in one afternoon.

The first CD pressing was 4,000, this is now limited because the new presses
are digipack.

"GW" is dedicated to Gary Steven Weber.
1. Nightendday 11:14
2. Drought 08:23
3. Angel Tears 10:59
4. GW 03:34
5. Untitled 05:20
6. Australasia 10:48
Total playing time 50:1

Life Curse - dawnofmadness
















Style : Drone / Dark Ambient / Industrial

Nom : Life Curse
Statut : Split-Up
Pays : Pologne

Demo, independent
2005

1. (de-)press-ure/ion 17:46
2. dawnofmadness 10:07
3. birth date: suicide 15:24
4. Past (bonus track) 07:50
Total playing time 51:07

Serenity Forgotten - Thoughts
















Demo, Self-financed
28 aout 2004

There's an unlisted track about this demo "3. Taste Of Sorrow [1:44]"
1. A World Of Her Own 11:26
2. Out Of Sight 09:55
Total playing time 23:25

Style : Ambient Funeral Drone Doom Metal

Download : http://home.planet.nl/~loeff155/SerenityForgotten/
media.html

Serenity Forgotten was created in summer 2004 as an outlet for feelings which
I can't put in Nymphea Aurora. Serenity Forgotten's music is slow, dark and
should bring you to a passage to your deepest innerthoughts and feelings.
Influences for Serenity Forgotten are bands/projects like: Skepticism, Esoteric, Funerary Dirge, Until Death Overtakes Me and so on... The debut CDemo "Thoughts" is recorded in August 2004. The demo contains 3 tracks and is recorded in the Insomnia Studio's.
In september 2004 Serenity Forgotten has been signed to NOTHingness REcords.

Absolute Misery - Before The Rot









Nom : Absolute Misery
Statut : Actif
Pays : Canada
Style : Drone/Ambiant

EP, Nothingness Records
2004
1. These Final Words 10:03
2. Such Wreckless Sorrow 22:07
Total playing time 32:10

Download : http://funerarydirge.funeralart.net/absolutemisery/
releases.html

Wolfmangler

















Origine:
USA / Pologne
Style:
Ambiant Drone/Doom/Folk

Pour faire la bio de Wolfmangler, il faut d'abord faire celle de l'unique tête pensante du projet, D.Smolken. Smolken est né et fut élevé à Cracovie (Pologne), dans une famille de musiciens qui l'emmenait régulièrement dans les cabarets, les fêtes paysannes mais aussi des meetings de poètes underground qui s'opposaient à la tyrannie communiste alors en vigueur dans le pays. Ces diverses influences musicales se retrouveront dans sa musique et les diverses thématiques abordées dans les paroles.

En 1986, sa famille doit quitter le pays pour éviter l'emprisonnement politique et elle s'installe au Texas. Pendant les 10 années suivantes, Smolken s'investi dans des groupes locaux de Death-Metal, puis tenta du Noise/No Wave à la Sonic Youth avant de fonder son premier "vrai" projet en 1996 : Dead Raven's Choir. Mélange d'ambiant, de noise mais aussi d'influences métal, Dead Raven's Choir fut l'un des groupes pionniers du folk Black-Metal aux USA, totalisant une impressionante discographie de pas moins de 26 albums sur CD-R et 2 officiels , sans compter les participations à des compilations, les rééditions et les split-cds. A l'époque déja apparait dans les textes de Smolken une fascination pour la Mort et les Loups. Inspiré par son maître à penser Garm, Smolken fera évoluer la musique de Dead Raven's Choir en parallèle à celle d'Ulver, rajoutant des éléments folk puis ambiant avant de décider d'arrêter son projet pour se consacrer à d'autres styles musicaux.

Avec Garlic Yarg, un side-project en 2004, il enregistre 4 (!!!) albums de musique ambiant improvisée et chaotique (imaginez le Sonic Youth des débuts rejouant tout l'album de Wongraven). En Août 2004, Smolken estima avoir tout dit en matière de Black-Metal barbare joué sur des instruments folk et décida de faire subir le même sort à son autre genre de prédilection : le Doom extrême à base de basses. Wolfmangler était né.

Pour se faire, il s'entoure de musiciens compétents à même de bien retranscrire sa vision de la musique. Le line-up (à géométrie excessivement variable en dehors de Smolken) inclut entre autres le révérend C.L. Umper (basse, banjo sexto, guitare électrique, moulin à eau, flûte et bol chantant), K. Elgethun (bass, violon, batterie, flûte à eau), Zephyr (flûte, batterie), E.A. Korson (guitare électrique, chant), A. Wolfings (batterie, cello banjo [un mélange entre un violoncelle et un banjo!!], basse), G. Elro (trombone), L. Dev (basson), M. Rosin (chant) et D.Smolken lui-même (contrebasse, voix parlée et cello banjo). Une série de rumeurs persistantes voudrait que certains membres du groupe soient par ailleurs membres d'un orchestre de bluegrass et même d'une chorale d'église : vu le CV des membres, celà n'aurait rien d'impossible!!!

Toujours aussi prolifique et incapable de rester une journée sans enregistrer quelque chose, Smolken, en plus de la discographie du groupe, a à l'heure actuelle encore une dizaine d'heures de musique enregistrée à paraître sur diverses compilations et split-albums (dont un annoncé avec les shoggoths anglais de Moss). Par ailleurs, en dehors de Garlic Yarg et Wolfmangler, Smolken a aussi monté un groupe de Black/Drone/Doom/folk avec le mythique Matt Zuchowski (Absolute Misery, Alone in Silence, Besargian, Doomsquirrel, Dusk Ov Shadows et Funerary Dirge) nommé Goatbomb. Toutefois, le retour de Smolken en Pologne l'a finalement poussé a stopper toutes ses activitées musicales début 2006 (quoique l'ont murmure que Dead raven Choir pourrait revoir le jour).

Amateurs de musique conceptuelle, de musique classique "moderne", de folk d'Europe de l'Est, de Drone/Doom ou de tout autre style froid et déstructuré, laissez vous tenter par la poésie avant-gardiste du Wolfmangler.

Discographie Officielle:
My Guitar Wants To Kill Your Wolves
Split Wolfmangler / Wolfskull
The Gates of Wolves
Protected By The Ejaculation Of Wolves
Dwelling In A Dead Raven For The Glory Of Crucified Wolves

Infos : www.crypticmadness.com
Myspace : http://www.myspace.com/wmangler

dimanche, janvier 28, 2007

Fungal Hex - Fungal Hex










FUNGAL HEX
2 x 45rpm 12" picture disc in printed 2 colour vellum slip cover, limited to 500.

FUNGAL HEX was a collaborative installation by Brooklyn, New York artists: Aaron Cantor (sculpture), Fritz Welch (illustration), Stephen O'Malley (sound & print design) and Rylan Morrison (text). Originally presetented byThe Foundation and Center for Contemporary Arts Prague, the show was shown at Galerie Jelen’, Prague between October 29th 2001 & December 5th 2001. This double 45rpm picture disc edition aims to recreate some of the aesthetic of that exhibition.
Sonically, O'Malley (SUNN O))), KHANATE, GINNUNGAGAP) displays a more mellow, experimental side, with each track consisting of drones, ambient waves and subtle guitar work. Eerie scraping sounds drift in and out, and the general feel is unsettling. This work represents a very different side to the volume based, mammoth drones of SUNN O))).
An Installation Document With Audio Supplement (jewelcase CD) was pressed in an edition of 1000 to coincide with the exhibition, with James Plotkin (KHANATE, OLD) provided mastering assistance.
Aurora Borealis proudly present FUNGAL HEX as a double 45rpm picture disc edition, aiming to recreate some of the aesthetic of that exhibition. This superlative re-issue is limited to 500 pieces and comes packaged in a vellum sleeve featuring original artwork from the exhibition.

KTL - KTL
















Style : Drone, Ambient

Stephen O'Malley - guitars, effects (Sunn O))), Burning Witch, Aethenor, Khanate, Teeth of Lions Rule the Divine, Thorr's Hammer, Ginnungagap (US), Lotus Eaters, Sarin (US), Fungal Hex)
Peter Rehberg - electronics

Tracks :
1. Estranged 24:50
2. Forest Floor 1 08:44
3. Forest Floor 2 13:44
4. Forest Floor 3 09:36
5. Forest Floor 4 08:20
6. Snow 13:01
Total playing time 01:18:15

Lorsqu’il est en vacances de son groupe de metal drone Sunn O))), le guitariste, blogueur et graphiste américain Stephen O’Malley ne perd pas son temps : il le passe à enregistrer d’autres disques, avec des musiciens tout aussi amoureux des bourdonnements et du bruit. Trois de ses projets parallèles viennent de sortir (dont Aethenor et Ginnungagap) et ils montrent autant de directions possibles pour ce genre de musique, qui n’a décidément rien de monolithique.

KTL est une autre affaire, plus sombre encore et plus proche de l’esprit du metal doom de Sunn O))). Ici, O’Malley joue avec l’électronicien Pita, connu pour ses collaborations noise avec notamment Jim O’Rourke. KTL produit une étrange lumière sombre, qui semble hésiter entre deux territoires : celui de l’electronica bruitiste et du metal contemplatif. L’effet est terrifiant, qui laisse l’auditeur pantois, prisonnier dans une sphère d’angoisse aux contours quasiment palpables.

Chronique : www.lesinrocks.com

lundi, janvier 22, 2007

Funeralium - Ultra Sick Doom (demo)















Cette démo est strictement limitée à 500 copies, et disponible chez Bang or be banged distro.

Formation :
Jonathan THERY : Chant, Guitare
Frédéric PATTE-BRASSEUR : Guitare
TOXINE : Basse
YS : Batterie

Tracks :
1. Welcome Into the Asylum
2. Transcendance #26
3. Funeralium

Première édition : 2004
Format : 1×K7
Label : (autoproduction)
Site du groupe : www.funeralium.com

Groupe français de Funeral Doom aux influences Drone sur le premier morceau.

Funeralium... ultra sick doom... une première démo de trois titres pour ce tout nouveau groupe regroupant des membres d'Ataraxie (Doom / Death) et la section rythmique d'Heol Telwen (Black celtique). Le style pratiqué est cependant beaucoup plus malsain que celui des formations précitées, les influences les plus marquées étant à chercher à la fois du coté des premiers disques de Bethlehem, pour les vocaux torturés et l’ambiance globale propagée, et du « Dommedagsnat » de Thorr’s hammer, pour les passages plus typés Doom / Death et le reste du chant, le tout étant agrémenté d’un petit coté Funeral bien roots, pour finalement aboutir à un ensemble plutôt original et surtout complètement maladif.
Le premier titre, judicieusement intitulé « Enter the asylum », fait office de longue introduction, et commence à poser l’ambiance à grand coup de hurlements déchirés sur fond de larsens et autres rythmiques dissonantes. Une bonne entrée en matière, pour se préparer aux 2 morceaux suivants. On enchaîne donc sur « Transcendance n°26 », titre pachydermique (on doit être assez nettement en dessous des 15 Bpm) s’étirant sur une douzaine de minutes, où l’alternance chant Death / hurlements se fait pour le première fois sentir. Le 2nd véritable morceau (Funeralium), s’apparente quant à lui plutôt à une lente montée puissance, démarrant par une mélodie dérangeante, qui devient progressivement le riff principal, avant de laisser place à une partie mélodique, le titre s’achevant finalement sur une partie rapide (oh ! de la double pédale !) : assurément le meilleur titre de la démo !
En bref, un groupe à suivre, qui pourrait bien d’ici quelque temps se trouver une place au sein de la nouvelle scène Extrême Doom au coté des Bunkur, Wormphlegm et autres Funeral orchestra

Ultra sick doom en trois mots : Ultra, sick, DOOM !

Chronique : www.slowend.com

dimanche, janvier 21, 2007

Moss "Cthonic Rites"

















album Cthonic Rites
groupe Moss
label Aurora Borealis
année 2005
style primitive sludge/drone doom

site officiel http://www.mossdoom.tk/

tracklist

1. Crypts of Somnambulance
2. The Gate

Ce groupe est la parfaite réincarnation du dégoût, de la dégénérescence et à la fois du désespoir qui puisse exister sur cette planète.

Le groupe vît le jour mi 2001 en Angleterre, 3 bonhommes, le concept est simple, jouer un Doom des plus torturé, malsain et primitif qui soit. Après 4 démos et quelques splits (notamment avec Bunkur et Torture Wheel), le groupe sort en Décembre 2005 ce premier album de 66 minutes réparties sur deux chansons. Dans une sauce très Drone/sludge entre Sunn O))), Teeth Of Lions Rule The Divine, et Wormphlegm…bref c’est pas tout joyeux tout ça.

On remarquera de suite une chose, c’est que l’album a bénéficié d’une production impressionnante (par rapport, par ex, au split avec bunkur où le son était presque à vomir). Et grâce à cela, l’atmosphère de Moss apparaît encore plus lourde et pachydermique. Pour les non initiés, il sera déjà dur de tenir la première chanson sans avoir des maux de têtes, des envies de sortir dehors pour s’aérer et de s’échapper de ce mauvais cauchemar, car oui « Cthonic Rites » est un espèce de cauchemar, d’une noirceur sinistre poussée à l’extrême. Dû surtout aussi à cette voix, absolument terrifiante et torturé, et ces sons de guitares dissonants et presque inaudibles, qui nous met mal à l’aise. Ambiance glauque, caverneuse, perdu au fin fond des ténèbres, on se sent vite « enfermé », le coté drone y est pour beaucoup.

Bien sûr, encore pour les non habitués, la musique pourra paraître très répétitive et lassante. C’est un peu un défi à relever, c’est limite physique, ça vous bourdonne les oreilles, ça vous endommage le mentale.

Là où Wormphlegm avait un coté apaisant (oui pour moi c’est apaisant :p), ici Moss, a contrario, vous bouffe l’esprit, vous torture, et on est surpris de se mettre à respirer un bon coup, à soupirer, pour replonger dans cette univers sombre, profond et très très malsain.

L’un des cd les plus angoissant qu’il m’a été donné d’entendre.

Chronique : www.blackhearts-domain.com

lundi, janvier 08, 2007

Monument of Urns "2 demos"







Genre : Funeral Doom Metal/Drone
Groupe formé en 2005

Monument of Urns - The ancient Method
Demo, auto production 2005
1. The ancient Method 16:48
Total playing time 16:48

Monument of Urns - The destroyer of All
Demo, auto production 2006
1. The destroyer of All 17:30
Total playing time 17:30


Pour plus de renseignements : http://www.aquariusrecords.org/bin/search.cgi

mardi, décembre 19, 2006

Planet Aids "Apokalyptik AIDS"

















Style : Funeral Doom/Drone/Industrial/Noise
MCD Limited to 500 copies.

Released on vinyl in 2006.
1. Apokalyptik AIDS 28:08
Total playing time 28:08

Composé de membres de Bunkur et du groupe de black metal Fluisterwoud, "Planet Aids" nous entraine dans un maelstrom malsain et définitivement sombre duquel vous ne sortirez pas indemne. C'est lent, c'est froid et les cris scandés pratiquement tout au long du titre ajoute une touche supplémentaire à l'ambiance cauchemardesque.

Northaunt "Horizons"














2006 Cyclic Law
Style : drone ambient landscapes

Tracklisting :
1/Until dawn do us part
2/Night came to us
3/Horizons
4/The autumn sky
5/Night alone
6/With the stars as witness
7/The wilderness

Dès Until Dawn Do Us Part qui a le mérite de poser l’ambiance, Northaunt délivre à l’auditeur son chemin métaphysique jusqu’à l’embrassement de la nature. Ne pas vivre à côté d’elle, en dehors d’elle ou grâce à elle mais dans ses entrailles, dans sa pureté hyperboréale. Toujours cette Lumière du Nord que spiritualise le froid.

Northaunt après un Barren Land de toute beauté revient ici à une ascension polaire beaucoup plus épurée comme le traduit bien son clip The Wilderness. Celui-ci rappelle d’ailleurs étrangement le film expérimental Gerry de Gus Van Sant dont la B.O était le cultissime (pour les férus de classique contemporain) Tabula Rasa d’Arvo Part.

On navigue durant cette heure ambiante dans les mêmes horizons métaphysiques. L’homme ne semble plus exister face à la nature. Elle est tout du moins son Altérité radicale. Le norvégien coule tout au long de son œuvre des nappes drone qui corpéreisent la nature. Au détour de celles-ci, il place des boucles en forme de fines incursions mélodiques souvent surprenantes dont on croirait qu’elles sont des bruissements de… nuages. Ce Horizons fait entendre le ciel sous une autre forme donc, sous d’autres atours plus mystérieux.

Il est heuristique de relever que le dark ambient comme celui de ce norvégien rappelle toujours l’individuation jungienne et les processus psychanalytiques organiques. Par l’épuration musicale on interroge l’âme en faisant le vide autour d’elle…Reste à savoir si elle va répondre…Le dernier Raison d’Etre en appelle aussi à une recentrement organique mais avec des éléments industriels et rêches alors que Horizons balade l’auditeur dans des régions stratosphériques mais plus mélodieuses.

Comme toujours, l’écoute peut être soit dégagée ou alors minitieuse et attentive tout comme le professait l’inventeur Brian Eno. En l’occurrence, voilà une musique de relaxation sensible à écouter au casque blottit dans sa couche. On préferera cependant à ce drone délicat, Barren Land plus fouillé et travaillé car il maintient plus l’attention. Northaunt reste pour beaucoup une formation majeure du dark ambient au côté des Raison d’Etre, Lustmord, Kammarheit, Megaptera, Sephiroth mais dans un registre bien particulier, plus « environnemental » en définitive.
Une musicothérapie en somme.

Chronique : www.obskure.com

lundi, décembre 11, 2006

Sunn 0))) et Boris "Altar"














2006 : Southern Lord
Site web : www.southernlord.com

Tracklisting :
1. Etna
2. N.L.T.
3. Sinking Belle
4. Akuma Kuma
5. Fried Eagle Mind
6. Blood Swamp

Il fallait que ça arrive. Jusqu’au-boutistes patentés, les Sunn O))) ont fini par céder. En s’alliant avec les Japonais Boris, mais aussi avec Earth, ils mettent fin pour un temps à ce que leur musique avait de plus extrême. Certes « Etna » est toujours lent, massif, ses dissonances vibratoires en font un pur morceau de doom, sa longueur (plus de neuf minutes) éreintera toujours les plus faibles auditeurs… Toutefois, la batterie très volubile, à la limite du solo technique, fait de ce ring un spectacle « abordable ». Machine arrière à l’époque des Grimm Robe Demos, quand on pouvait nommer ce qu’on écoutait. Guitares en notes lead tenues, couvrant de vociférations noires une mélodie de trois notes graves. Tempête hivernale sur le Mont-Chauve. « Blood Swamp » et sa batterie en arrière, plus psyche (faite d’échos de cymbales hallucinantes) abat aussi la carte du doom, mais l’immersion est facilitée par une intro de quatre minutes, des notes légères servant de bulles d’oxygène pour situer encore et toujours la surface, remercions en cela l’apport de l’ex-guitariste de Soundgarden, Kim Thayil. En eaux troubles, Sunn O))) sort des cavernes telluriques, quitte les profondeurs abyssales d’un « White 2 » ou du « Black One ».
Comprenons-nous : je ne remets pas en cause les qualités de ce disque. Les souffles quasi tibétains des percussions de « N.L.T. » emmènent vers plus d’exotisme fantomatique que « Decay2 Nihil’s maw » sur « White 2 ». Le morceau (oui, un morceau !) « Sinking Belle » conduit vers une folk étouffée et sombre, aquatique, morte, angoissante et belle à la fois. Plus tard, « Fried Eagle Mind » joue aussi du cristallin mélancolique de la voix et de la guitare pour creuser de nouvelles routes à échos avant de s’arrêter sur un bas-côté torturé. « Akuma Kuma » marie la lenteur synthétique à la voix au vocoder de Joe Preston avec toujours une batterie très présente, en témoin peut-être trop envahissant de ces noces trop propres : ces sons existaient en filigrane de certains titres de la BO de « Clockwork Orange ». On s’amuse bien plus quand les cors de chasse (Celtic Frost ? Satyricon ?) viennent à leur tour noyer dans l’épique un rien crasse la cérémonie. C’est quand la colle déborde du collage et englue les doigts que Sunn O))) est plaisant. Mais, ça il m’aura fallu du temps pour l’admettre. Relisant ce que j’écrivais alors sur « White 2 », je constate à quel point leur œuvre pouvait être repoussante. Soit je me suis habitué, soit Sunn O))) entre dans une nouvelle phase. La communication au peuple.
Je laisse ainsi le soin au groupe de fonder une famille (ce qui était déjà fait au vu des featurings précédents) et d’évoluer encore et toujours. Je regrette simplement de voir une recherche sonore inédite s’insérer dans des marques plus convenues. L’auditeur survit à « Altar ». Raison supplémentaire sans doute de recommander ce disque en tant que découverte du groupe. Raison supplémentaire de conseiller son achat et d’espérer qu’il touchera plus de monde.

Chronique : www.obskure.com

Halo "Degree Zero of Implosion"












tracklist
1. Constriction
2. Contortion
3. Suspension
4. Manipulation
5. Deprivation
6. Suffocation
7. Immolation

2000 chez Embryo Recordings

HALO:

Skye Klein: Bass, Voices
Robert Allen: Drums

HALO website:

http://www.halo.antisound.net

Il existe des albums qui marquent. Pas nécessairement des disques qui resteront dans le panthéon de la musique mais des objets qui marquent votre encéphale à tout jamais de par leurs atmosphères… « Degree Zero Point of Implosion » fait partie de ceux-la. Un disque qui tétanise, met votre âme en branle et vous donne une sensation amère qui vous fait perdre tout repère. Le groupe australien a toujours montré une certaine attirance pour des styles peu connus, souvent expérimentaux, souvent jugés trop hâtivement pour les fusionner et donner l’une des émanations des plus viscérales et malsaines. Autant dire que cet album ne fait pas dans la dentelle des atmosphères. En cela, les premières secondes donnent à l’instant même une saveur acre dans la bouche.

Trituration jusqu’au-boutisme de discordances infra-soniques et d’écorchages indus, Halo a le chic pour poser les ambiances les plus lacérées qui soient. De plus, le fait de monter le son de sa chaîne rajoute à l’immersion sordide et insalubre que procure le disque placé sous le signe de la torture. Regardez seulement le nom des titres, chacun se rapporte à une action, une sensation meurtrière qui met à mal le corps, faisant perdre la dignité de l’individu. La douleur est le maître mot de ce disque. « Degree Zero Point of Implosion » passe en revue ce que l’on peut faire de pire pour assouvir ses pulsions tourmentées. Et lorsqu’on passe ce disque on en ressent toutes les conséquences qui prennent littéralement aux boyaux.

Jamais trop long (quarante minutes) le disque nous fait ressentir un flux hybride de sonorités sludge et doom craspec avec un indus acéré et agressif. Tempo abstrait, mou proche de l’inertie, ligne de guitare déstructurée et tortueuse sur des nappes d’indus tranchantes et « noise » comme des lames de rasoir, écouter ce disque c’est comme se passer une perceuse sur une dent. Ca crisse, ça blesse, ça charcle bref, ça défigure n’importe quelle structure. Chaque titre est une incarnation en soi de la douleur. Des titres qui ne nous laissent pas indemne soutenus par une voix torturée au maximum, délaissant par là certaines intonations rauques pour plus se concentrer sur une voix étouffée voire asphyxiée (mais par là, terriblement plus humaine).

« Peut-être » moins facile d’accroche que les précédents disques du combo (mais je sens que certains déviants vont raffoler de ce disque) « Degree Zero Point of Implosion » est au moins une pièce qui dépasse un stade dans le chaos. Plus qu’un disque c’est une expérience de l’effondrement de la chair que l’on subit, donnant la nette impression d’entendre un Khanate boosté à l’indus-noise pour un résultant proprement tétanisant… mais c’est aussi et avant tout un album de sludge-doom monstrueux de maîtrise qui n’exclut pas l’expérimentation de sa forme pour accoucher d’objets si difformes et suffocants.

Chronique : www.spirit-of-metal.com

lundi, novembre 27, 2006

Earth














Earth est né a Olympia au début des années 90 sous l’impulsion de Dylan Carlson, médiatisé pour avoir été l’ami très proche de Kurt Cobain, Carlson est avant tout un pionner culte qui brique des pans d’américana pure et quasi occulte.
Magie électrique, la musique d’Earth est un work in progress sans fin sur la note, la répétition ou le drone (bourdonnement). En naissent alors des paysages désertiques, des travellings Jarmushien. Visionnable dans l’espace sans frontière et dans l’histoire constitutive de l’Amérique moderne, Earth a la maîtrise de l’outil sans qui nos sociétés contemporaines ne seraient pas. L’électricité, qui, entre ses mains devient par une maîtrise chirurgicale des saturations, un instrument à part entière ayant la particularité de dialoguer avec vos intestins, vos nez et le doux sentiment que vos pupilles sont en train de se décoller. C’est le son d’un rendez-vous avec la nature où seul les battements de votre cœur peuvent répondre a une grande solitude rampante, statique, électrique et haletante.
« Je réalise aujourd’hui que la musique, particulièrement celle contenant le drone ou LA NOTE, et la musique qui génère une réaction spirituelle de l'auditeur est un continuum. C'est une musique qui a passée les âges et s'est manifestée dans un certain nombre de formes ou "genres" ou "styles". J'ai commencé à voir ma musique en tant qu'élément et produit de ce continuum. J'ai également commencé à voir que ce continuum s’ était fortement exprimé sous des formes historiquement américaines comme la country ou le blues.(...) un territoire ou la géologie ne concerne pas la pierre mais la peur. (...) Un paysage infernal qui exige, de nous, une chanson ». Rencontre avec celui qui dans le silence, la discrétion, a influencé et inspiré des artistes de Sonic Youth a Jim O'Rourke en passant par Mogwai et Justin Broadrick sans oublier les incontournables SunnO)) détenteurs du label extrème Southern Lord,

Interview : Dylan Carlson : http://www.oc-tv.net/earth.htm

Plus d’infos sur www.thronesanddominions.com et www.southernlord.com.

Hyatari "The Light Carriers"



















Année : 2005

Tracklisting :
1. Sheet of Flames
2. Freeform for the Disenfranchised
3. The Light Carriers
4. Fourth Realm
5. 10,000,000 Years ago
6. Harvesting Sod
7. Collapse

Noir total.
A l’image du visuel très minimal de ce nouvel album de Hyatari, la musique en provenance de Huntington qui se déploie en ces lieux ressemble à un marasme, quelque chose d’obscur et d’insondable.
A travers un amoncellement étouffant de guitares baveuses, lourdes et exsangues, Hyatari échafaude un Doom Stoner des plus métallique, inquiétant et inspiré. Les constructions instrumentales, souvent à rallonge (le dernier titre, "Collapse", offrant une extension temporelle de quinze minutes), déploient des paysages délavés, complètement désespérés et qui placent au dessus de la mêlée ce trio apocalyptique.
Tout réside dans la puissance et l’insistance des guitares, réalisées par Mac Walker et Chris Tackett : les riffs, lourds, ne laissent place à aucun habillage supplémentaire. Pas de soli, et renfort électronique ou synthétique minimal (samples et textures signés Brett Fuller, seule personne en charge des aspects non organiques de la musique du trio) : Hyatari opère dans un registre roots, et se révèle très évocateur. Ses choix introductifs, concernant ce nouvel opus, choisissent le lent crescendo. Hyatari pose ainsi sur l’impressionnant et inaugural "Sheet of Flames" un propos hypnotique et dénué de percussions. Ce premier titre est composé d’une boucle riffée parée d’un environnement ambiant et placé en retrait au mix, à la fois aquatique et grouillant du bruit de la foule. Les guitares écrasent tout, ne se défaisant pas des harmonies fondamentales. Elles poursuivent cette optique sur le second titre, "Freeform for the Disenfranchised", qui capte des couches supplémentaires de guitares, dont les motifs sournois superposent à la rythmique principale des déraillements noise certes contrôlés mais qui introduisent une dimension plus torturée encore au propos. Metal schizophrénique, comme une obsession trouble qui grouille, tout au fond de ces saturations là. Pas claires, mais alors pas claires du tout. Le crescendo se renforce par l’introduction de voix fantomatiques sur la fin du titre, avant que n’apparaissent les premières percussions, minimales et à la limite du martial, sur "The Light Carriers".
L’assise dessinée reste donc dans les mêmes tonalités de base, mais la pression rythmique, sans être insistante, génère une tension palpable. Les motifs noise reviennent à la charge et brisent l’hypnose de ces progressions grasses, histoire sans doute d’annoncer que la frappe rythmique va désormais mener les débats à partir de l’incroyable "Fourth Realm".

Ce disque éprouvant, digne à la fois de l’héritage de forme des titres les plus lents du Sabbath comme de la torture du King Crimson, se destine avant tout à un public aussi friand d’hypnose mortuaire et métallique que peu gourmand de manières.
Car il ne s’agit là que de noirceur, dans l’exclusivité de toute tendance romantique.

Chronique : www.obskure.com

dimanche, novembre 26, 2006

Nadja : "Truth Becomes Death"














Informations
Première édition : 2005
Format : 1×CD
Label : Alien 8

Avec
Aidan BAKER : guitares, voix, flute, machines
Leah BUCKAREFF : basse, voix

Tracklist
1. Bug / Golem
2. Memory Leak
3. Breakpoint


J’hésitais à débuter cette chronique par un pamphlet rasoir sur le drone, mais finalement je vais plutôt parler du disque directement, et puis tant qu’à faire je vais éviter de vous parler d’autre chose, alors arrêtez-moi si je me perds en chemin. Voilà bien longtemps que je n’avais pas été aussi scotché par le simple son d’un disque. C’est majestueux, lumineux, venteux. Puis ça devient poisseux, boueux, glaireux. Au rang des références qui me viennent à l’esprit, on comptera parmi les plus évidentes Earth pour le gros riff pataud du premier morceau -je vous jure que j’headbang dessus- et surtout (je ne sais pas si les intéressés confirmeraient) Esoteric pour le cataclysme psychédélique interminable et la voix gutturale du deuxième morceau, tout ceci tournoyant sans fin dans un maelstrom de saturations qui appartiennent un peu, elles, à tout ce que la musique connaît de bizarreries indélicates pour les oreilles (vous aurez compris que si je ne les cite pas, c’est avant tout que j’essaie de cacher mon incultance derrière une bonne dose d’imposturisme).



En fait je venais d’écrire un paragraphe interminable pour vous décrire le disque par le menu, mais comme c’est le genre de truc que je déteste lire dans une chronique, je vais faire, à titre exceptionnel, œuvre d’autocensure, ce qui je l’espère réjouira mes détracteurs surtout s’ils désirent y voir la preuve que je n’ai pas écouté le disque dont je parle. Tout ce que je vous dirai c’est que ce disque est remarquablement construit, qu’à aucun instant on n’échappe à la fascination qu’il exerce. La trame sonore est infiniment dense, bien plus qu’il n’y paraît, et ce ne sont pas seulement vos enceintes qui risquent la saturation à l’écoute de ce disque aussi rafraîchissant que cauchemardesque, tant on s’éreinte à en démêler l’écheveau faussement naïf. Un must-hear.

Truth becomes death en trois mots : grandiose, abrasif, onirique

Chronique : www.slowend.com

lundi, novembre 13, 2006

Vonn "Victim One Agony"


















Released as a CDr with Pro-Printed Sleeve-Notes
1. Victim One : Agony
Total playing time 01:16:04
Année : 2006

Lien : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=95894463

dimanche, novembre 12, 2006

Neantiel "L'expérience Neantielle"
















Neantiel is an Experimental Drone band, formed by Bernard Gervais (Foret Morte, etc.) and Alexandre Grenier. They first started out as a Doom/Black Metal band, but then became a Drone band in April 2005. The first official demo , L'Experience Neantielle, was recorded in May 2005. First 2 track written and performed by Bernard.

News:
5/22/05 - The first demo, L'Experience Neantielle was recorded and released today. Album Info:
1: La Folie Neantielle(2:25)
2: La Tristesse Neantielle(7:24)
3: La Marche Neantielle (12:36)
4: L'Apocalypse Neantielle (8:26)
Total: 30:51

Download : http://www.neantiel.foretmorte.com/

samedi, novembre 11, 2006

SKULLFLOWER "Orange Canyon Mind"



















Date de sortie : 2005
Maison de disque : Crucial Blast

Chronique : www.desert-rock.com

Amis du drone et des musiques conceptuelles, cet album s’adresse à vous. Vous qui aimez les bidouillages amphigouriques, les morceaux décomposés, les copier/coller, le manque de cohésion, l’absence de structures classiques, la musique d’obédience plutôt rock emballé dans des larsens ou des nappes de synthés monotones etc…vous ne pouvez pas passer à côté de cette sortie. Formé au beau milieu des eighties, Skullflowers se déclare comme étant une formation noise/drone/rock…tout un programme quoi !
Si vous n’avez pas abandonné la lecture de cette review à la fin du premier paragraphe c’est qu’on est entre amateurs de choses tordues et la suite va vous intéresser : ces lascars ont collaboré dans le passé avec des formations tout aussi cintrées dans des styles assez différents comme les mal meneurs d’ordis fous de Whitehouse et les agités destructeurs de Godlfesh (on nage à des années lumières de la culture dite stoner là).
Musicalement parlant les fans de Boris ou SunO))) devraient assez prendre le panard en se passant les huit plages de ‘Orange Canyon Mind’ qui oscillent entre ambient, électro, drone et trip d’informaticien en évoluant dans une ambiance toujours malsaine. On devine les concepteurs britanniques de cet ovni investi d’une mission que j’ai de la peine à conceptualiser. Je n’ai ni adoré cette œuvre ni détestée d’ailleurs j’ai simplement eu de la peine à pénétrer ce monde 100 % instrumental qui bouscule tous les schémas établis pour jouer dans son monde selon ses propres règles.